5 techniques pour négocier l’achat d’une maison

Lundi, 5 août, 2019
Ghislain Larochelle, Le Journal de Montréal

 

 

Extrait :

Ce n’est pas un secret : le prix demandé par le vendeur d’une maison est normalement négociable. De combien ? Cela dépend de la manière dont vous vous y prenez.

Voici cinq techniques afin de faire tourner les négociations en votre faveur.

1• Connaître la maison sur le bout de vos doigts

Pour être en mesure de faire une offre d’achat en toute connaissance de cause, il est primordial de connaître le marché. Vérifiez les prix des comparables dans le quartier. La maison est-elle semblable aux autres qui ont été récemment vendues ? Vérifiez aussi la date de mise en vente. Y a-t-il eu plusieurs réductions de prix ? Si vous travaillez avec un courtier immobilier, celui-ci aura accès à ce genre d’information.

2• Si possible, discutez avec le propriétaire avant de faire une offre

Soyez sympathique et complimentez le vendeur et sa maison lors de la visite des lieux. Les gens sont souvent très attachés à leur propriété. Soyez courtois ; ne dites pas que l’endroit n’en vaut pas le prix et demandez la permission avant d’ouvrir les portes des pièces ou des armoires.

En plus d’être sympathique, tâchez de découvrir pourquoi le vendeur veut vendre, si votre courtier ne vous en a pas informé. Posez des questions. La règle d’or : vous parlez 20 % du temps et vous écoutez les 80 % restants.

3• Démontrez votre sérieux

Le fait de poser des questions et de prendre des notes démontrera votre sérieux. Au moment de faire une offre, ne faites pas d’offre verbale. D’autant plus que s’il y a un courtier dans la transaction, cette technique ne fonctionne pas. Une promesse d’achat remplie en bonne et due forme avec le formulaire approprié fera réfléchir le vendeur. Il se demandera si cela vaut vraiment la peine d’aller en contre-offre, au risque de perdre votre offre dûment déposée.

4• Visez une transaction gagnant-gagnant

N’offrez pas 50 000 $ en dessous du prix demandé simplement pour le plaisir. Justifiez votre offre avec le rapport de l’inspection, les comparables, les défauts de la maison, les défauts du quartier, etc. Les vendeurs ont souvent l’impression que leur maison vaut plus qu’elle ne vaut réellement, surtout s’ils ne sont pas guidés pour la mise en marché. Ne le froissez pas inutilement, ce qui pourrait jouer en votre défaveur. Soyez ouvert d’esprit : que veut-il réellement ? Est-il pressé de vendre ou pas ?

5• Ne tombez pas en amour avec l’immeuble

En immobilier, les émotions peuvent coûter très cher. Ne vous emballez pas, que ce soit positivement ou négativement. Soyez patient et n’essayez pas de gagner à tout prix. Si ce n’est pas cette maison, ce sera la prochaine ou la suivante.

♦ Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.

♦ Si elles font baisser le prix de plusieurs milliers de dollars, les quelques heures de recherche et de préparation investies en auront valu la peine.

♦ Essayez toujours de visiter plusieurs maisons pour bien savoir ce que vous recherchez et ce qui vous attire. Cela vous aidera à savoir quelle maison vous convient.

♦ Ne négligez pas l’aide d’un courtier immobilier. En plus de vous faire profiter de son expertise, il a accès à de l’information et à des bases de données seulement accessibles aux courtiers. En plus, ses services sont gratuits pour les acheteurs.