Au tour des conservateurs de parler habitation

Lundi, 23 septembre, 2019
Julien McEvoy, Radio-Canada

Extrait :

Le plan des conservateurs en matière d’accès à la propriété prévoit d’abord de mettre un terme aux simulations de crise – communément appelé « tests de résistance » ou « stress tests » en anglais – pour obtenir un prêt.

La mesure, mise en place par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) en janvier 2018, existe afin d'éviter que les propriétaires ne se retrouvent dans une situation financière précaire et de s'assurer qu'ils peuvent toujours être solvables en cas de hausse de taux hypothécaires. Quiconque souhaite acheter une propriété doit s'y soumettre.

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Au début de la campagne, le chef libéral Justin Trudeau avait lui aussi proposé des mesures pour favoriser l'accès à la propriété, en promettant notamment de bonifier le récent programme qui vise à faciliter l’accès à la propriété dans les marchés du grand Toronto, du grand Vancouver et de Victoria.

Les conservateurs souhaitent aussi augmenter la période d'amortissement maximale d'un emprunt hypothécaire de 25 à 30 ans, eux qui l’avaient réduite de 30 à 25 ans en 2012, pour les premiers acheteurs.

Les libéraux promettent aussi de s'attaquer à la spéculation immobilière engendrée par des acheteurs étrangers grâce à une taxe de 1 % sur la valeur des propriétés qui sont détenues par des étrangers. Le plan conservateur ne fait pas mention de ce phénomène, ce que M. Scheer a expliqué, lundi, par le fait que son parti souhaite d'abord s'attaquer au blanchiment d'argent.