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Ocre ferreuse

Qu’est-ce que l’ocre ferreuse ?

L’ocre ferreuse est le résultat du fer, de l'oxygène et de l'eau présent naturellement dans le sol. Portant une apparence similaire à une boue rougeâtre, sa formation vient à la suite d'une réaction chimique ou biologique, voire même des deux.

La réaction chimique est causée par le fer contenu dans le sol qui migre avec l’eau vers le drain. Son contact avec l’oxygène produit alors une boue d’hydroxyde de fer.

La réaction biologique, elle, est due à la présence de ferrobactéries dans la nappe phréatique qui créer une matière gélatineuse au contact de l’air.

Cette matière vient généralement nuire au drain français en obstruant ce dernier. La résidence devient alors sensible aux infiltrations d'eau et à une humidité élevée. 

Ses conséquences sur la résidence

Bien que l’ocre ferreuse ne pose aucun risque à la santé des habitants, la résidence est toutefois sujette à plusieurs complications :

Formation de dépôts rougeâtres sur la dalle de béton des sous-sols. Ces dépôts dégagent des odeurs rappelant le soufre ;

Obstruction du drain de fondation, de la pompe du sous-sol et aussi du bassin de captation ;

Augmentation du taux d'humidité au sous-sol favorisant l'apparition de moisissures ;

Infiltrations d'eau au niveau de la fondation ;

Comment corriger le problème

Malheureusement, il est impossible d’arrêter entièrement le phénomène de l’ocre ferreuse étant donné la présente naturelle du fer dans le sol.

Certaines mesures peuvent néanmoins atténuer ses effets sur la résidence, bien qu’elles ne soient pas toutes garanties à long terme et potentiellement dispendieuses :

Installation de cheminées de nettoyage permettant un entretien régulier ;

Réfection du système de drainage avec un drain disposant d’un diamètre plus important et d’un enrobage approprié ;

Modifier la pente du terrain ;

Scellement de la fondation à la jonction du mur et de la dalle de béton ;

Pose d'une membrane d'étanchéité ;

Rehaussement de la fondation et de la maison ;

Une norme du BNQ

En 2009, le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a débuté l’élaboration d’une norme pour encadrer la problématique de la formation de dépôts d’ocre dans les drains de fondation. À la suite de nombreuses réunions d’un comité d’experts, la norme BNQ 3661-500 a été publiée en février 2012.

Cette norme comporte deux parties qui décrivent l’évaluation du risque et les méthodes d’installation pour les nouveaux bâtiments. La première partie guide les experts dans l’évaluation du risque de formation de dépôts d’ocre. Elle a été conçue pour être utilisée comme référence dans le cadre d’un mandat d’étude donné à un expert. L’évaluation du risque de formation de dépôts d’ocre peut être faite autant pour un nouveau bâtiment qu’un bâtiment existant. La norme définit les étapes à suivre en vue de produire un rapport d’expertise. La norme oriente aussi quant au choix d’une personne compétente pour effectuer l’évaluation. La première partie contient donc tous les éléments à analyser pour évaluer le risque de formation de dépôts d’ocre.

La deuxième partie propose une méthode d’installation d’un drain français pour diminuer le risque de formation des dépôts d’ocre. On y propose entre autres la pose de tuyaux à parois lisses comportant des trous plus grands. On suggère aussi d’installer des cheminées d’accès qui permettraient d’inspecter et éventuellement de nettoyer les drains. On va même jusqu’à proposer des coupes types et les matériaux à utiliser pour étanchéiser les fondations si nécessaire.

Finalement la norme reconnaît que la rareté des terrains à construire dans les villes a conduit au lotissement de nouveaux territoires où les sols riches en fer soluble sont propices au développement des dépôts d’ocre. Et ce phénomène n’est pas réduit à une seule région, mais peut se retrouver partout au Québec.

Certaines régions semblent cependant plus propices à son développement. Entre autres, la couronne nord de l’île de Montréal (Laval, Lanaudière, Laurentides) est particulièrement touchée. À l'époque, un sondage effectué par l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC) avait permis d’identifier des municipalités particulièrement concernées.

Est-ce un vice caché ?

Selon les cas, la présence d'ocre ferreuse peut être considérée comme un vice caché qui relève de la responsabilité du vendeur. À titre de rappel, pour être considéré comme un vice caché, un problème doit être : grave, caché, existant au moment de la vente et inconnu de l’acheteur au moment de la transaction.

Ce n'est cependant pas toujours le cas. Si le système de drainage est adéquat pour un environnement présentant de l’ocre ferreuse, il pourrait ne pas s’agir d’un vice caché. Aussi, comme il s'agit d'un problème qui peut évoluer dans le temps (par exemple, lorsque de nouvelles constructions viennent influencer le parcours de la nappe phréatique), si le problème d’ocre ferreuse ne s’était jamais manifesté avant la transaction, il pourrait être considéré postérieur à celle-ci, et donc ne pas être considéré comme un vice caché.

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