Amiante

fin de l'amiante au Canada

Le Canada va de l’avant tel que promis : l’amiante sera complètement bannie en 2018.

Dès les premiers jours de janvier, le texte du règlement a été publié dans la Gazette officielle du Canada. D’ici le 22 mars, les citoyens et l’industrie sont invités à le commenter. On peut prendre connaissance du Résumé de l’étude d’impact de la réglementation publié dans la Gazette du Canada à l’adresse http://gazette.gc.ca/rp-pr/p1/2018/2018-01-06/html/reg3-fra.html.

L’amiante a déjà connu des restrictions dans le passé et plusieurs usages ont été bannis. On trouve  cependant encore certains produits déjà installés qui en contiennent, comme des tuyaux, des isolants, des plaquettes de freins, etc.

Cette fois-ci, les interdictions seront totales et définitives. En 2018, il deviendra interdit de vendre, d’importer, d’exporter, d’utiliser et de fabriquer des produits contenant de l’amiante.

En vertu du règlement proposé, même les produits déjà manufacturés et non encore installés, ne pourront pas être vendus. Ils devront être détruits.

Une seule exception  persistera. L’industrie du chlore-alcali aura jusqu’à 2525 pour trouver une alternative aux filtres qui entrent dans le procédé de fabrication du chlore et de la soude caustique.

En ce qui concerne les 800 millions de tonnes de résidus miniers, on pourra les réhabiliter dans la construction et l’aménagement paysager. On ne pourra toutefois pas les utiliser dans la fabrication de matériaux.

Par le passé, l’amiante était principalement utilisé pour l’isolation thermique, l’insonorisation et l’ignifugation des maisons. Même si de nombreuses utilisations ont été abandonnées, l’amiante peut encore être trouvé dans un éventail de produits :

·         ciment et plâtre;

·         tuyaux et panneaux en ciment;

·         les fournaises et les systèmes de chauffage;

·         les isolants;

·         les carreaux de plancher et de plafond;

·         les parements extérieurs;

·         les textiles.

Au sujet de l’amiante contenu dans les immeubles et les résidences, le gouvernement avait songé à exiger de tout le retirer. Après des dizaines d’années d’utilisation, on considère cependant que le risque pour la santé est minime si les matériaux contenant de l’amiante sont circonscrits et laissés en place sans qu'on y touche. Il serait extrêmement coûteux de retirer tout l'amiante des maisons et pourrait en réalité être plus dommageable pour la santé. Ottawa a donc écarté cette possibilité dans son règlement.

Rappelons que l’organisation mondiale de la santé a reconnu en 1987 que l’amiante est un produit cancérigène. Au Canada, l’extraction de l’amiante a cessé en 2011.

 L’inhalation de fibres d’amiante peut causer des maladies comme l’amiantose, le mésothéliome et le cancer du poumon. Au Canada, on estime que 1 900 cas de cancer du poumon et 430 cas de mésothéliome ont été causés par l’amiante en 2011. L’exposition passée entre les années 1970 et 1990 joue un rôle prépondérant dans ces cas. L’utilisation de l’amiante a connu une baisse constante au cours des 30 dernières années, laquelle se traduit déjà et continuera de se traduire par une diminution du nombre de cas de maladies liées à l’amiante au Canada.

On évalue aussi que les coûts reliés à l’administration et la conformité du règlement seront justifiés par l’économie faite dans le domaine de la santé.

À lire: notre grand dossier sur l'amiante/vermiculite/Zonolite.

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