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Construction: l'APCHQ dénonce des licences obtenues sans formation

Lundi, 30 avril, 2018
Lia Lévesque

Extrait(s) :

Des entrepreneurs en construction se plaignent d'un phénomène qui prend de l'ampleur : des licences de construction à rabais, obtenues sans véritable formation.

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Si certains parlent d'une « formation rapide » pour obtenir ainsi une licence d'entrepreneur, François-William Simard, vice-président au développement stratégique et aux communications à l'APCHQ, décrit plutôt une situation inquiétante.

« On a vu pousser, émerger un phénomène, dans les dernières années, qui est la formation rapide. Je dis "formation", en fait je ne devrais même pas utiliser le mot formation. Ce sont des séances, ni plus ni moins, où est-ce qu'on donne les réponses aux examens de la RBQ [Régie du bâtiment]. Donc, les gens viennent en classe, ils reçoivent les réponses des questions des examens de la RBQ et repartent avec ça. Ça leur permet d'obtenir leur licence de façon assez facile », a relaté M. Simard.

Il a indiqué que le phénomène engendrait beaucoup de préoccupation dans l'industrie de la construction. Les organismes de défense des droits des consommateurs conseillent en effet toujours à ceux-ci de s'assurer que l'entrepreneur avec lequel ils désirent faire affaire détient une licence de la Régie du bâtiment.

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« J'ai déjà eu des discussions là-dessus avec les dirigeants de la Régie du bâtiment pour qu'on puisse regarder de quelle autre manière on pourrait faire en sorte qu'on ne s'improvise pas un entrepreneur, qu'on puisse obtenir facilement la licence de la RBQ », a précisé la ministre Thériault.

« On passe des lois ; on fait le ménage. On fait en sorte que les gens du crime organisé sortent de l'industrie de la construction, puis de l'autre côté, on va faciliter l'entrée à n'importe qui, de n'importe quelle manière. Moi, je ne suis pas partante avec ça. Je pense qu'il faut vraiment faire en sorte de resserrer ces règles-là », a plaidé la ministre.

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« Mon souci, c'est de faire en sorte que les gens qui reçoivent une licence de la Régie du bâtiment soient des gens qui sont qualifiés, qui sont capables de faire le travail et qui le font d'une manière honnête et correcte et qui, surtout, obtiennent leur licence sur la base d'une vraie formation, et non pas juste "je connais les réponses et tiens, j'ai passé le test" », a résumé la ministre Thériault.