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La RBQ promet de changer

Mercredi, 15 septembre, 2021
Marie-Ève Fournier, La Presse

Extrait(s) :

La RBQ vient d’annoncer sa « nouvelle Déclaration de services aux citoyens », c’est-à-dire la liste de ses engagements envers ceux qu’elle a le mandat de protéger, les consommateurs, et envers les entrepreneurs en construction.

Quand une personne nous promet de changer en mieux, c’est rassurant. Mais on ne peut quand même pas s’empêcher de se demander pourquoi le comportement approprié n’a pas toujours été de mise. Comme personne n’est parfait, il faut évidemment laisser une chance au coureur, faire preuve d’empathie, d’ouverture.

Mais doit-on avoir la même attitude bienveillante lorsque les promesses viennent de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) ? Quand ces promesses atterrissent dans notre boîte de courriel trois mois après la sortie d’un rapport aussi désespérant qu’accablant au sujet de l’organisme ? J’avoue avoir sourcillé en lisant le communiqué diffusé lundi.

Je vous rappelle qu’au début de juin, la vérificatrice générale du Québec (VGQ) a écrit ce que tout le monde soupçonnait au sujet de la RBQ : « sa stratégie pour s’assurer de la compétence des entrepreneurs est insuffisante » et « l’information qu’elle publie dans le Registre des détenteurs de licence ne protège pas non plus adéquatement les consommateurs ». À elles seules, ces deux phrases réduisaient en miettes la confiance de quiconque voulait faire agrandir sa maison ou finir son sous-sol. Et le rapport compte une quarantaine de pages…

C’est sans compter le reportage diffusé mardi soir à l’émission La facture, à Radio-Canada, qui a donné quelques coups de marteau-piqueur supplémentaires sur la crédibilité déjà craquée de la RBQ. On y apprenait entre autres que les réponses à l’examen pour obtenir une licence – le même depuis 2008 – sont vendues 60 $ en ligne.

[...]

On sait ce que les promesses écrites provoquent : des attentes élevées. Reste à voir si quelques mots écrits sur un site web réussiront à transformer une organisation qui en a bien besoin.