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Les coulisses du pouvoir, Émission du 6 juin 2021

Dimanche, 6 juin, 2021
Daniel Thibeault, Les coulisses du pouvoir, Radio-Canada

Extrait(s) :

[28:08-29:07]

Le maillon faible

[Alec Castonguay]

Moi, je le donne à Andrée Laforest, qui est la ministre de l'Habitation du Gouvernement Legault. On ne l'entend pas beaucoup, et on comprend pourquoi. C'est à dire qu'on n'a pas l'impression qu'elle comprend elle-même l'ensemble des dossiers. Parce que le milieu de l'habitation, de l'immobilier en général, c'est particulièrement hystérique actuellement. Faut avoir été dans ce marché là ou alors être un premier acheteur pour s'en rendre compte à quel point il y a beaucoup de problèmes. Et on a l'impression au Gouvernement, et ça passe par la ministre, que c'est quelque chose qui est superficiel, temporaire, qu'il ne faut pas trop s'en occuper, alors qu'il y a des vrais inquiétudes. C'est le plus gros achat que les gens font dans leur vie. Ils sont pris à prendre des décisions en quelques heures sur des dépenses complètement faramineuses et on a l'impression qu'Andrée Laforest passe plus de temps à écouter ses amis courtiers immobiliers que ceux qui cherchent des maisons ou qui sont en train actuellement d'être évincés de leur logement. Clairement, actuellement, on ne mesure pas bien la température de l'eau au Gouvernement. Peut-être que la ministre, entre autres, fait partie du problème. 

[...]

[48:31-49:46] 

Les dossiers à suivre

[Alec Castonguay]

J'en ai touché un mot tout à l'heure, mais tout ce qui est immobilier, accès à la propriété, on rentre dans un cycle électoral, [...]. Je pense qu'il y a bien des gens qui vont commencer à se demander «qu'est-ce que les gouvernements font pour, soit calmer la crise, soit pour permettre aux nouveaux acheteurs d'accéder à la propriété. Dans des endroits qui sont électoralement, normalement, névralgiques: Les banlieus des grandes villes, ça chauffe pas à peu près. Quand tu as des augmentations de prix de 25-30% en banlieu de Toronto, en banlieu de Montréal, ça, ça fait des gens qui, oui, ne peuvent pas accéder à la propriété, mais ça fait aussi des retraités qui vont avoir de la difficulté à payer leurs taxes foncières. Quand on a des augmentations de taxes dans les campagnes parce que les chalets sur le bord de l'eau valent une fortune, les retraités ne peuvent plus garder leurs chalets, parce que ça coute trop cher de vivre en bordure du lac. Un moment donné, il y a du monde qui vont dire «qu'est-ce qu'on fait pour m'aider à garder ma propriété ou accéder à la propriété, puis ils vont se tourner vers le gouvernement. Puis, pour l'instant, je pense qu'on sous-estime cet espèce de bouillonnement qu'on a, là, du côté de l'immobilier. Faudra qu'on arrive avec des idées dans la prochaine année, parce que bien des gens vont se demander si le gouvernement, dans le fond, il ne s'en lave pas les mains.